Staking Crypto 2026 : Guide Rendements et Plateformes

En 2026, le staking de cryptomonnaies s’est imposé comme l’une des stratégies les plus accessibles pour faire fructifier ses actifs numériques sans les vendre. Pourtant, entre promesses de rendements à deux chiffres et risques réels parfois sous-estimés, difficile de s’y retrouver sans un guide sérieux. Voici tout ce que vous devez savoir avant de bloquer vos premiers tokens.
- Le staking consiste à immobiliser des cryptomonnaies pour sécuriser un réseau blockchain et recevoir des récompenses en retour.
- Les rendements annuels varient de 3 % (ETH) à plus de 15 % (SOL, ADA, DOT) selon les cryptos et les plateformes.
- En France, les gains de staking sont imposés comme des bénéfices non commerciaux (BNC) dès leur perception, au taux marginal d’imposition.
- Les risques principaux sont la volatilité du sous-jacent, le slashing et les périodes de blocage.
Qu’est-ce que le staking crypto exactement ?
Imaginez que vous possédez des obligations d’État : vous prêtez de l’argent à un gouvernement, et ce dernier vous verse des intérêts en contrepartie. Le staking crypto fonctionne sur un principe similaire, mais appliqué aux réseaux blockchain. En immobilisant (on dit « staker ») vos cryptomonnaies, vous participez à la validation des transactions et à la sécurité du réseau. En échange, le protocole vous récompense avec des tokens supplémentaires.
Sophie, graphiste indépendante de 34 ans à Lyon, a découvert le staking il y a deux ans après avoir investi dans l’Ethereum. « Je ne voulais pas revendre mes ETH, mais je voulais que mon capital travaille », raconte-t-elle. « Le staking m’a permis de générer environ 3,5 % par an sur mes ETH sans toucher à mon capital initial. » Aujourd’hui, elle considère le staking comme une composante naturelle de sa stratégie d’épargne crypto.
Contrairement au minage (Proof of Work), qui nécessite une puissance de calcul considérable et une consommation énergétique massive, le staking repose sur le mécanisme de consensus dit « Proof of Stake » (PoS). Il est à la fois plus écologique et plus accessible aux particuliers, puisqu’aucun matériel spécialisé n’est nécessaire.
Comment fonctionne le Proof of Stake (PoS) ?
Pour comprendre le staking, il faut d’abord comprendre comment les blockchains arrivent à un consensus sur l’état de leurs données. Bitcoin utilise le Proof of Work : des mineurs rivalisent en puissance de calcul pour valider les blocs de transactions. L’Ethereum, le Solana, le Cardano et Polkadot utilisent une approche différente : le Proof of Stake.
Dans un système PoS, les « validateurs » sont choisis pour créer de nouveaux blocs en fonction de la quantité de tokens qu’ils ont mis en jeu — leur « mise » ou « stake ». Plus vous stakez de tokens, plus vos chances d’être sélectionné comme validateur augmentent. C’est une loterie pondérée par la richesse, mais avec un mécanisme de sécurité important : le slashing.
Le slashing est une pénalité financière infligée aux validateurs qui agissent de manière malveillante ou négligente (valider des transactions frauduleuses, être hors ligne trop longtemps). Une partie de leur stake peut être détruite (slashée). Ce mécanisme crée une incitation économique puissante à se comporter honnêtement.
Pour devenir validateur indépendant sur Ethereum, il faut 32 ETH (soit environ 80 000 euros au cours actuel). Pour la grande majorité des particuliers, le « staking délégué » est plus pertinent : vous confiez vos tokens à un validateur ou une plateforme qui opère pour votre compte et vous reverse une part des récompenses.
Le PoS présente un avantage environnemental décisif : il consomme environ 99,95 % d’énergie en moins que le Proof of Work de Bitcoin. Depuis « The Merge » d’Ethereum en septembre 2022, le réseau ETH est passé au PoS, marquant une bascule historique dans l’écosystème crypto.
Les meilleures cryptos pour staker en 2026
Toutes les cryptomonnaies ne se prêtent pas au staking. Seules celles qui utilisent un mécanisme de consensus basé sur le PoS (ou une variante) permettent de staker. Voici les quatre plus pertinentes en 2026.
Ethereum (ETH) : la référence sécurisée
Ethereum reste la blockchain la plus utilisée au monde pour les applications décentralisées (DeFi, NFT, contrats intelligents). Depuis son passage au PoS, l’ETH en staking représente plus de 30 % de l’offre circulante. Le rendement annuel oscille entre 3 % et 4,5 % selon les périodes, ce qui peut sembler modeste, mais la profondeur de liquidité et la sécurité du réseau sont incomparables.
Marc, 41 ans, ingénieur financier à Paris, a alloué 20 % de son portefeuille crypto à l’ETH en staking. « Le rendement n’est pas mirobolant, mais c’est de l’ETH que je voulais conserver de toute façon. Le staking est juste un bonus qui m’évite de subir de l’inflation dilutive. »
Solana (SOL) : performance et rendements élevés
Solana s’est imposé comme l’un des réseaux les plus rapides et les moins chers du marché. Avec des frais de transaction quasi nuls et une vitesse de traitement de plusieurs milliers de transactions par seconde, SOL a conquis une large base d’utilisateurs. Son rendement de staking est attractif : entre 6 % et 8 % annuels selon les validateurs et les plateformes. La liquidité est élevée et les périodes de déstaking sont courtes (2 à 4 jours en moyenne).
Cardano (ADA) : simplicité et accessibilité
Cardano est l’une des rares blockchains à ne pas imposer de période de blocage pour le staking. Vous pouvez déléguer vos ADA à une « stake pool » et retirer vos fonds à tout moment. Les rendements oscillent entre 4 % et 6 % par an. L’écosystème est moins développé qu’Ethereum, mais la communauté est solide et le protocole très bien documenté.
Polkadot (DOT) : un modèle multi-chaîne ambitieux
Polkadot permet à différentes blockchains de communiquer entre elles via son architecture en « parachains ». Le staking DOT offre des rendements parmi les plus élevés des grandes capitalisations : entre 10 % et 15 % annuels. En contrepartie, la période de déstaking est plus longue (28 jours), ce qui réduit votre flexibilité. Polkadot convient mieux aux investisseurs avec un horizon de moyen terme.
Rendements du staking : comparatif 2026
Les rendements du staking varient en fonction de l’inflation du réseau, du nombre de tokens stakés et de la plateforme utilisée. Voici un tableau comparatif des rendements indicatifs pour 2026 :
| Cryptomonnaie | Rendement annuel estimé | Période de blocage | Risque relatif | Capitalisation boursière |
|---|---|---|---|---|
| Ethereum (ETH) | 3 % – 4,5 % | Variable (quelques jours) | Faible | Très élevée (top 2) |
| Solana (SOL) | 6 % – 8 % | 2 – 4 jours | Modéré | Élevée (top 5) |
| Cardano (ADA) | 4 % – 6 % | Aucune (liquid) | Faible à modéré | Élevée (top 10) |
| Polkadot (DOT) | 10 % – 15 % | 28 jours | Modéré à élevé | Moyenne (top 20) |
| Cosmos (ATOM) | 12 % – 18 % | 21 jours | Élevé | Moyenne (top 25) |
| Avalanche (AVAX) | 7 % – 10 % | 14 jours minimum | Modéré | Élevée (top 15) |
Les rendements affichés sont des estimations basées sur les données du réseau à date. Ils fluctuent en permanence selon le taux de participation au staking et l’activité du réseau. Un rendement exprimé en tokens ne tient pas compte de la variation du cours de la cryptomonnaie concernée. Si l’ETH perd 30 % de sa valeur, un rendement de 4 % en ETH ne compense pas la perte en euros.
Meilleures plateformes de staking : Binance, Kraken, Ledger
Il existe trois grandes familles de solutions pour staker : les exchanges centralisés (CEX), les wallets matériels et les protocoles DeFi. Voici un panorama des meilleures options en 2026.
Binance : le géant incontournable
Binance propose une offre de staking parmi les plus larges du marché, aussi bien en termes de cryptos disponibles que de flexibilité. La plateforme distingue le « staking simple » (avec blocage) du « flexible staking » (retraits à tout moment). Les rendements sont légèrement inférieurs aux taux du réseau, car Binance prélève une commission. En contrepartie, la plateforme gère toute la complexité technique à votre place.
Point de vigilance : Binance est une plateforme centralisée. Si elle venait à faire faillite ou à être piratée, vos fonds pourraient être compromis. La leçon FTX de 2022 reste dans toutes les mémoires.
Kraken : la plateforme pour les investisseurs sérieux
Kraken est réputée pour sa solidité, sa transparence et sa conformité réglementaire. La plateforme propose le staking sur une trentaine de cryptomonnaies. Les taux sont compétitifs et les frais de service clairement affichés. Kraken dispose également d’une interface dédiée aux professionnels (Kraken Pro) et d’une offre de staking institutionnel.
Ledger Live : le staking en auto-garde
Ledger, le fabricant français de wallets matériels, intègre depuis plusieurs années des fonctionnalités de staking directement dans son application Ledger Live. L’avantage décisif : vos clés privées ne quittent jamais votre hardware wallet (Ledger Nano X ou S Plus). Vous conservez la pleine garde de vos actifs tout en participant au staking.
Élodie, 29 ans, développeuse web à Bordeaux, utilise Ledger pour staker ses DOT et ses ADA. « Je n’ai jamais eu confiance aux exchanges pour conserver mes cryptos longtemps. Avec Ledger, je suis tranquille. Le staking se fait directement depuis l’interface, c’est simple. »
| Plateforme | Type | Cryptos disponibles | Garde des fonds | Frais de service | Facilité d’utilisation |
|---|---|---|---|---|---|
| Binance | CEX | 50+ | Custodiale | 10 – 25 % | Très facile |
| Kraken | CEX | 30+ | Custodiale | 15 – 20 % | Facile |
| Ledger Live | Wallet matériel | 10+ | Non-custodiale | Variable | Intermédiaire |
| Lido Finance | DeFi (liquid staking) | ETH, SOL, MATIC… | Smart contract | 10 % | Avancé |
| Rocket Pool | DeFi décentralisé | ETH | Smart contract | Variable | Avancé |
Staking DeFi vs staking centralisé : que choisir ?
Le débat entre staking centralisé (via un exchange) et staking décentralisé (via des protocoles DeFi) est au cœur de nombreuses discussions dans la communauté crypto. Chaque approche a ses avantages et ses inconvénients.
Le staking centralisé est simple, accessible et ne nécessite aucune connaissance technique. Vous créez un compte sur Binance ou Kraken, achetez vos crypto, cliquez sur « Staker », et vous commencez à recevoir des récompenses. L’interface est conviviale, le support client est disponible, et la plateforme s’occupe de tout.
Le staking DeFi, en revanche, vous permet de conserver la garde de vos actifs. Avec le liquid staking (comme Lido ou Rocket Pool), vous déposez vos ETH et recevez en échange un token liquide (stETH pour Lido) qui représente votre position stakée. Ce token peut être utilisé dans d’autres protocoles DeFi pour générer des rendements supplémentaires, ce qu’on appelle le « yield farming ». Les rendements composés peuvent être significativement plus élevés, mais la complexité et les risques de smart contract augmentent proportionnellement.
Pour un débutant, commencez par le staking sur une plateforme régulée comme Kraken. Une fois à l’aise avec le concept, explorez le liquid staking via Ledger Live ou des protocoles DeFi réputés. Ne misez jamais plus de 20 à 30 % de votre portefeuille crypto sur une seule plateforme.
Risques du staking : ce que personne ne vous dit
Le staking est souvent présenté comme une solution miracle pour faire travailler ses cryptos. La réalité est plus nuancée. Voici les risques que vous devez impérativement comprendre avant de vous lancer.
Le risque de marché : l’ennemi numéro un
C’est le risque le plus souvent oublié par les nouveaux entrants. Imaginez que vous stakez 1 000 euros d’ETH pour un rendement de 4 % par an. Si l’ETH perd 40 % de sa valeur pendant l’année, votre portefeuille vaut 600 euros en fin d’année, moins votre capital initial. Le rendement de 40 euros en ETH ne compense pas la perte de 400 euros de valeur marchande. Le staking n’immunise pas contre la volatilité du sous-jacent.
Le risque de liquidité : les fonds bloqués
Sur certains protocoles (notamment Polkadot avec ses 28 jours de « unbonding »), vos fonds sont immobilisés pendant une période définie. Si le marché s’effondre pendant cette période, vous ne pouvez pas vendre rapidement. Évaluez toujours la période de déstaking avant de vous engager.
Le slashing : la pénalité des validateurs
Si vous déléguez vos tokens à un validateur défaillant ou malveillant, une partie de votre stake peut être confisquée (slashée). Ce risque est faible si vous choisissez des validateurs reconnus, mais il existe. Diversifiez vos délégations entre plusieurs validateurs.
Le risque de contrepartie : la faillite de la plateforme
En staking custodial (via un exchange), vos fonds sont sous la garde de la plateforme. Si celle-ci fait faillite, est piratée ou fait l’objet d’une procédure judiciaire (comme ce fut le cas avec FTX en 2022), vous pouvez perdre l’intégralité de vos fonds. Privilégiez les plateformes régulées et auditées, et ne concentrez pas tous vos actifs sur un seul exchange.
Le risque de smart contract (DeFi)
Les protocoles DeFi sont gouvernés par des smart contracts. Si un bug est exploité par des hackers, les fonds déposés peuvent être volés. Des protocoles comme Lido ont subi des incidents dans le passé. Vérifiez systématiquement les audits de sécurité avant de déposer des fonds.
Selon les données DeFiLlama, les hacks de protocoles DeFi ont représenté plus de 2,5 milliards de dollars de pertes en 2024. Le staking DeFi n’est pas sans risque.
Fiscalité du staking en France en 2026
La fiscalité des cryptomonnaies en France a connu plusieurs évolutions depuis la loi de finances 2022. En 2026, voici comment sont traités les revenus de staking selon la doctrine fiscale en vigueur.
Qualification fiscale des récompenses de staking
Les récompenses perçues via le staking sont considérées par l’administration fiscale française comme des bénéfices non commerciaux (BNC). Elles doivent être déclarées dans la catégorie des revenus accessoires liés aux activités numériques. La valeur imposable est déterminée au moment de leur réception, en euros, selon le cours du marché ce jour-là.
Attention : cette qualification s’applique lorsque le staking est exercé à titre habituel et professionnel. Pour les particuliers qui stakent de manière occasionnelle, la doctrine peut varier. Il est fortement recommandé de consulter un expert-comptable spécialisé en crypto-fiscalité.
Imposition à la cession
Lorsque vous vendez les tokens reçus en récompense de staking, la plus-value est soumise à la flat tax de 30 % (prélèvements sociaux inclus), ou au barème progressif de l’impôt sur le revenu si cette option est plus avantageuse pour vous.
Obligations déclaratives
Vous devez déclarer : le montant total des récompenses perçues en euros (formulaire 2042 C), les comptes crypto détenus à l’étranger (formulaire 3916-bis) et les cessions de cryptomonnaies réalisées dans l’année (formulaire 2086).
Les informations fiscales présentées dans cet article sont données à titre indicatif et correspondent à l’interprétation de la réglementation au moment de la rédaction. La fiscalité des cryptomonnaies est un domaine en constante évolution. Capital Malin recommande de consulter un conseiller fiscal qualifié pour votre situation personnelle. Cet article ne constitue pas un conseil fiscal.
Pour aller plus loin sur la réduction de vos impôts légalement, consultez notre guide complet : Réduire ses impôts en 2026 : stratégies légales de défiscalisation.
Comment démarrer le staking en 5 étapes
Vous avez compris le concept, pesé les risques et choisi votre crypto. Voici la marche à suivre pour staker vos premiers tokens en toute sérénité.
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Étape 1 : constituez votre épargne de précaution
Avant tout investissement en crypto, assurez-vous de disposer d’un matelas de sécurité équivalent à 3 à 6 mois de dépenses. Le staking est une activité risquée qui ne doit pas mettre en péril votre sécurité financière. Découvrez comment constituer votre épargne de précaution : Épargne de précaution : combien mettre de côté ? -
Étape 2 : choisissez votre crypto
Commencez par une crypto de grande capitalisation (ETH, SOL, ADA) plutôt que par des tokens obscurs promettant des rendements à 1 000 %. Plus le rendement est élevé, plus le risque est généralement important. -
Étape 3 : sélectionnez votre plateforme
Pour débuter, une plateforme régulée comme Kraken ou Coinbase est recommandée. Pour un niveau supérieur de sécurité, optez pour un hardware wallet Ledger combiné à Ledger Live. -
Étape 4 : achetez et stakez
Achetez vos tokens, transférez-les vers votre wallet si nécessaire, puis initiez le staking depuis l’interface choisie. Vérifiez les conditions : durée de blocage, seuil minimum, frais de service. -
Étape 5 : suivez et déclarez
Notez la valeur en euros de chaque récompense perçue, à la date de réception. Utilisez un outil comme Waltio ou CoinTracking pour automatiser cette traçabilité. Conservez ces données pour votre déclaration fiscale annuelle.
Si vous êtes encore débutant en matière de cryptomonnaies, lisez d’abord notre guide de référence : Investir en cryptomonnaie en 2026 : le guide complet pour débutants.
Intégrer le staking dans votre stratégie patrimoniale
Le staking ne doit pas être une fin en soi, mais un outil parmi d’autres dans une stratégie d’épargne diversifiée. La règle d’or : ne placez dans les cryptomonnaies (staking inclus) que les sommes que vous acceptez de perdre totalement.
Une allocation raisonnable pour un investisseur équilibré pourrait ressembler à ceci : 60 % sur des actifs traditionnels (assurance-vie, ETF, immobilier), 10 à 20 % en livrets réglementés (Livret A, LDDS), et 5 à 15 % en cryptomonnaies dont une partie en staking. Cette répartition varie selon votre profil de risque, votre horizon d’investissement et votre situation personnelle.
Thomas, 38 ans, consultant financier à Nantes, résume bien la philosophie : « Le staking est une belle façon de faire travailler des cryptos que je compte conserver de toute façon sur le long terme. Je ne le compte pas dans mes rendements prévisionnels — c’est du bonus. »
Les erreurs les plus fréquentes des débutants
Des centaines d’investisseurs commettent chaque année les mêmes erreurs en matière de staking. Voici les plus courantes pour que vous puissiez les éviter.
- Chasser les rendements les plus élevés sans vérifier le projet : Un staking à 500 % APY sur un token inconnu est presque toujours un signal d’alarme. Ces « rendements » sont souvent financés par une inflation tokenomique insoutenable qui dilue rapidement la valeur du token.
- Négliger la fiscalité : Beaucoup de stakeurs oublient de valoriser leurs récompenses en euros à la date de réception. Cette erreur peut conduire à des redressements fiscaux.
- Tout concentrer sur une seule plateforme : Diversifiez vos staking entre 2 ou 3 plateformes pour limiter le risque de contrepartie.
- Oublier les frais de retrait : Sur certaines plateformes, les frais de retrait peuvent éroder significativement vos récompenses, notamment pour de petits montants.
- Staker des fonds dont vous pourriez avoir besoin : Si une période de blocage de 28 jours ne vous convient pas, choisissez un staking liquide (Cardano, liquid staking ETH).
- Ne pas sécuriser ses accès : Utilisez systématiquement l’authentification à deux facteurs (2FA) et conservez vos seed phrases hors ligne, à l’abri.
Avant de staker, assurez-vous d’avoir les bases solides. Notre guide complet pour investir en cryptomonnaie vous donnera toutes les clés : Investir en cryptomonnaie en 2026 — Guide débutant. Et pour optimiser votre fiscalité, consultez notre dossier : Réduire ses impôts en 2026.
Pour aller plus loin
Sources et références officielles
FAQ : vos questions sur le staking crypto
Peut-on perdre ses cryptos en les stakant ?
Oui, dans plusieurs cas. Le risque le plus courant est la dépréciation du cours de la cryptomonnaie : si son prix chute, vos fonds perdent de la valeur malgré les récompenses perçues. D’autres risques existent : le slashing (pénalité infligée à un validateur défaillant), la faillite d’une plateforme centralisée, ou l’exploitation d’une faille dans un smart contract en DeFi. Ces risques peuvent être mitigés par une bonne diversification et le choix de plateformes régulées.
Quel est le montant minimum pour commencer le staking ?
Cela dépend de la cryptomonnaie et de la plateforme. Sur Binance ou Kraken, vous pouvez staker quelques dizaines d’euros de SOL ou d’ADA. Pour devenir validateur indépendant sur Ethereum, il faut 32 ETH (environ 80 000 euros). Le staking liquide via des protocoles comme Lido permet de staker des fractions d’ETH dès quelques euros, bien que les frais de gaz puissent réduire la rentabilité sur de petits montants.
Les récompenses de staking sont-elles imposées en France ?
Oui. En France, les récompenses de staking perçues par des particuliers sont généralement qualifiées de bénéfices non commerciaux (BNC) et doivent être déclarées au titre des revenus de l’année de perception. La valeur imposable est déterminée en euros au cours du jour de réception des tokens. À la revente de ces tokens, la plus-value est soumise à la flat tax de 30 %. Consultez un expert-comptable pour votre situation spécifique.
Quelle différence entre staking et yield farming ?
Le staking consiste à immobiliser des tokens pour participer à la validation d’une blockchain PoS et recevoir des récompenses du protocole. Le yield farming est une stratégie DeFi qui consiste à déplacer des liquidités entre différents protocoles pour maximiser les rendements. Le yield farming est généralement plus complexe, plus rentable et plus risqué que le staking classique. Les deux ne sont pas mutuellement exclusifs : le liquid staking permet d’utiliser des tokens de staking dans des stratégies de yield farming.
Est-il préférable de staker sur un exchange ou avec un hardware wallet ?
Chaque option a ses avantages. Un exchange comme Kraken est plus simple à utiliser et propose davantage de cryptos stakables, mais il conserve la garde de vos fonds (risque de contrepartie). Un hardware wallet comme Ledger vous donne un contrôle total sur vos clés privées (auto-garde), réduisant le risque de perte en cas de faillite d’un prestataire, au prix d’une complexité technique légèrement supérieure. Pour des montants importants, l’auto-garde est recommandée.
Qu’est-ce que le liquid staking ?
Le liquid staking est une forme de staking qui vous permet de conserver la liquidité de vos fonds pendant la période de staking. Concrètement, lorsque vous déposez de l’ETH sur Lido, vous recevez en échange du stETH (staked ETH), un token qui représente votre position. Ce token peut être échangé, utilisé comme collatéral dans d’autres protocoles, ou vendu sur le marché. Vous participez au staking tout en conservant l’accès à vos liquidités, sous forme tokenisée.
Peut-on staker du Bitcoin ?
Non, pas directement. Bitcoin utilise le Proof of Work, un mécanisme de consensus basé sur le minage, qui est incompatible avec le staking. En revanche, des protocoles DeFi permettent de « wrapper » du Bitcoin (sous forme de WBTC par exemple) pour le déployer dans des stratégies de rendement. Ce n’est pas du staking au sens strict, mais une forme de prêt ou de fourniture de liquidités. Le risque est significativement plus élevé qu’avec le staking natif.
Le staking crypto est-il légal en France ?
Oui, le staking est légal en France. Les cryptomonnaies bénéficient d’un cadre réglementaire spécifique depuis la loi PACTE de 2019 et les évolutions ultérieures, notamment avec le règlement européen MiCA entré en vigueur progressivement depuis 2024. Le staking est autorisé pour les particuliers, mais les revenus générés doivent être déclarés auprès de l’administration fiscale française dans les catégories appropriées.
Comment suivre mes récompenses de staking pour la fiscalité ?
Plusieurs outils permettent de tracer automatiquement vos récompenses de staking et leur valorisation en euros : Waltio, CoinTracking et Koinly sont les plus populaires en France. Ces plateformes se connectent à vos exchanges et wallets via API ou adresse blockchain, agrègent toutes vos transactions et génèrent automatiquement les rapports fiscaux conformes aux exigences de l’administration française. Un abonnement annuel à ces outils est généralement déductible de vos revenus BNC si vous exercez le staking à titre professionnel.
Quelle crypto est la plus rentable à staker en 2026 ?
En 2026, Polkadot (DOT) et Cosmos (ATOM) offrent les rendements nominaux les plus élevés (10 à 18 % annuels). Cependant, la rentabilité réelle dépend de l’évolution du cours du token. Un token qui offre 15 % de rendement mais perd 50 % de sa valeur n’est pas rentable. Pour un profil équilibré, Solana (6-8 %) représente un bon compromis entre rendement et capitalisation boursière. Pour un profil sécuritaire, l’ETH (3-4,5 %) sur Ethereum reste la référence.
Avertissement : Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement. Les cryptomonnaies sont des actifs hautement spéculatifs dont la valeur peut varier considérablement. Vous pouvez perdre tout ou partie de votre investissement. Capital Malin ne perçoit aucune rémunération de la part des plateformes mentionnées dans cet article. Avant tout investissement, consultez un conseiller financier agréé.
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