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Actions à Dividendes Françaises : Top 10 en 2026

25 février 2026Mis à jour le 4 mars 202616 min de lectureLa rédaction
Actions à Dividendes Françaises : Top 10 en 2026

📌 L’essentiel à retenir

  • La France compte parmi les pays avec le plus grand nombre d’aristocrates du dividende en Europe — des entreprises qui augmentent leur dividende depuis 10+ ans.
  • Le rendement moyen des actions sélectionnées dans ce top 10 oscille entre 3% et 7%, nettement supérieur au Livret A (3%).
  • Un dividende élevé n’est pas suffisant : il faut aussi vérifier le payout ratio (ratio de distribution) pour s’assurer de la soutenabilité.
  • La fiscalité française (flat tax 30%) s’applique sur les dividendes hors PEA ; en PEA, les dividendes restent dans l’enveloppe sans imposition immédiate.
  • Une stratégie dividendes efficace nécessite une diversification sectorielle pour éviter les coupes de dividende en période de crise.
  • Ces informations sont fournies à titre éducatif — elles ne constituent pas une recommandation d’achat ou de vente.

Investir en dividendes : la voie royale du revenu passif ?

Il y a quelque chose de profondément satisfaisant à recevoir de l’argent sans rien faire. Chaque trimestre, chaque semestre, les entreprises que vous avez choisies vous envoient une partie de leurs bénéfices — comme un loyer versé non pas par un locataire mais par des centaines de milliers de clients autour du monde.

Thomas, 47 ans, cadre supérieur à Paris, a commencé à constituer un portefeuille d’actions à dividendes il y a 12 ans. « Au début, je recevais 80€ de dividendes par trimestre. Aujourd’hui, c’est 2 400€ par mois — sans avoir vendu la moindre action. » Sa stratégie ? Sélectionner rigoureusement des entreprises françaises avec des dividendes solides, réinvestir systématiquement, et attendre.

La France est en réalité un terrain fertile pour les investisseurs en dividendes. Le CAC 40 est historiquement l’un des indices boursiers les plus généreux d’Europe en termes de distribution, avec un rendement de dividende moyen souvent supérieur à 3%. TotalEnergies, Sanofi, AXA, LVMH, Engie — ces fleurons de l’industrie française ont la particularité de reverser régulièrement une part substantielle de leurs bénéfices à leurs actionnaires.

Mais toutes les actions à dividendes ne se valent pas. Un dividende de 8% peut être un signe de détresse autant que de générosité. Ce guide vous donne les outils pour distinguer les diamants des miroirs aux alouettes.

📊 Les dividendes du CAC 40 en chiffres

En 2025, les entreprises du CAC 40 ont versé collectivement plus de 65 milliards d’euros de dividendes, selon les données Euronext. Le rendement de dividende moyen du CAC 40 est d’environ 3,2%, contre 1,5% pour le S&P 500. La France est traditionnellement plus généreuse envers ses actionnaires que ses homologues anglo-saxons.

Les 5 critères d’une action à dividendes de qualité

Avant de plonger dans la liste, voici les cinq critères que nous appliquons pour identifier les meilleures actions à dividendes. Warren Buffett, l’investisseur légendaire, a une règle simple : « N’achetez jamais une action que vous ne seriez pas heureux de détenir si le marché ferme pendant 10 ans. » Pour les dividendes, on pourrait paraphraser : « N’achetez jamais une action dont vous n’êtes pas sûr de recevoir le dividende dans 10 ans. »

1. Le rendement de dividende

C’est le ratio dividende annuel / cours de l’action. Un rendement de 4% sur une action à 100€ signifie 4€ de dividende par action par an. Attention au rendement trop élevé : au-delà de 8%, c’est souvent le signe que le marché anticipe une coupe du dividende (le cours a chuté car les perspectives sont mauvaises, ce qui fait mécaniquement monter le rendement apparent).

2. Le payout ratio (taux de distribution)

C’est le pourcentage du bénéfice distribué en dividendes. Un payout ratio de 50% signifie que l’entreprise distribue la moitié de ses bénéfices. Le ratio sain se situe généralement entre 30% et 70%. En dessous de 30%, l’entreprise pourrait redistribuer davantage. Au-dessus de 80%, le dividende est fragile — la moindre baisse de résultats peut le mettre en danger.

3. La croissance historique du dividende

Un dividende qui croît régulièrement (même modestement) est bien plus précieux qu’un dividende élevé mais stagnant. Une croissance de 5% par an double le dividende en 14 ans. Les entreprises qui augmentent régulièrement leur dividende démontrent leur confiance dans leur modèle économique.

4. La solidité du bilan

Un dividende généreux financé par de la dette est une bombe à retardement. Vérifiez le ratio dette/EBITDA (idéalement inférieur à 2-3x) et la génération de flux de trésorerie libre (free cash flow). Un dividende doit être couvert par le free cash flow, pas par des emprunts.

5. La résilience sectorielle

Certains secteurs maintiennent leurs dividendes même en période de crise : santé, énergie, télécommunications, services aux collectivités. D’autres les coupent au premier ralentissement : banques (comme en 2020 sur directive de la BCE), secteurs cycliques. La diversification sectorielle est essentielle dans un portefeuille dividendes.

⚠️ Le piège du « dividend trap »

Un rendement de 9% peut sembler alléchant — mais il masque souvent un problème. Si une action chute de 30% à cause de difficultés opérationnelles, son rendement apparent passe mécaniquement de 4% à 5,7%. Les investisseurs attirés par ce rendement « élevé » achètent une action en détresse — c’est ce qu’on appelle le « dividend trap ». Règle d’or : un rendement supérieur à 7% mérite une analyse approfondie des raisons.

Top 10 des actions à dividendes françaises en 2026

Notre sélection se base sur les critères définis ci-dessus, les données financières de début 2026 et l’historique de distribution sur 5-10 ans. Ces informations sont éducatives et ne constituent pas une recommandation d’achat.

1. TotalEnergies (TTE) — Le champion du dividende français

TotalEnergies est probablement l’action à dividendes la plus emblématique du CAC 40. Le groupe énergétique franco-international n’a pas coupé son dividende depuis 1982 — une performance exceptionnelle qui traversé les chocs pétroliers, la crise de 2008, et même le COVID de 2020 (quand ses homologues BP et Shell ont réduit les leurs).

La stratégie de TotalEnergies est claire : maintenir et augmenter le dividende coûte que coûte, financer la transition énergétique avec le cash restant, et racheter des actions pour soutenir le cours. En 2024, TotalEnergies a versé un dividende trimestriel de 0,85€ par action, soit 3,40€ annualisé — un rendement d’environ 4,5% sur son cours moyen.

Indicateur Valeur (début 2026)
Secteur Énergie / Pétrole & Gaz
Rendement de dividende ~4,5%
Dividende annuel par action ~3,40 €
Payout ratio ~40%
Croissance dividende (5 ans) +5% / an en moyenne
Fréquence de versement Trimestrielle
Éligibilité PEA ✅ Oui
Historique sans coupe Depuis 1982

Point fort : Diversification croissante dans les énergies renouvelables et le GNL (gaz naturel liquéfié), réduisant la dépendance au pétrole brut. TotalEnergies est bien positionné pour maintenir ses flux de trésorerie dans les prochaines années.
Point de vigilance : Exposition aux prix du pétrole et aux réglementations climatiques. Un baril à moins de 60$ pendant une période prolongée mettrait sous pression la distribution.

2. Sanofi (SAN) — La santé, un dividende résistant aux crises

Sanofi est l’un des rares « dividend aristocrats » européens — une entreprise qui a augmenté son dividende pendant plus de 30 années consécutives. Le géant pharmaceutique français affiche une résilience remarquable : quoi que fasse l’économie, les gens continuent d’avoir besoin de médicaments.

Indicateur Valeur (début 2026)
Secteur Santé / Pharmaceutique
Rendement de dividende ~4,2%
Dividende annuel par action ~3,76 €
Payout ratio ~50%
Croissance dividende (10 ans) +4,8% / an en moyenne
Fréquence de versement Annuelle (en mai)
Éligibilité PEA ✅ Oui
Augmentation consécutive 30+ années

Point fort : Pipeline médicamenteux solide avec Dupixent (blockbuster mondial contre la dermatite atopique, +20% de ventes annuelles), accélération dans l’immunologie et la maladie de Parkinson. Sanofi est un acteur défensif par excellence.
Point de vigilance : Exposition aux brevets arrivant à expiration et aux génériques. Le pipeline de remplacement est crucial.

3. AXA (CS) — L’assureur au dividende progressif

AXA est le numéro un européen de l’assurance et l’un des générateurs de cash les plus fiables du CAC 40. Le groupe a traversé la crise COVID en maintenant son dividende (là où les banques avaient été contraintes de le suspendre par le régulateur).

Indicateur Valeur (début 2026)
Secteur Assurance
Rendement de dividende ~5,5%
Dividende annuel par action ~1,76 €
Payout ratio ~55%
Croissance dividende (5 ans) +7% / an en moyenne
Fréquence de versement Annuelle
Éligibilité PEA ✅ Oui

Point fort : Diversification géographique exceptionnelle (Europe, Asie, États-Unis), modèle d’assurance dommages plus résilient que l’assurance vie en période de taux bas.
Point de vigilance : Sensibilité aux sinistres climatiques exceptionnels (catastrophes naturelles) et aux évolutions réglementaires Solvabilité II.

4-10. Les autres valeurs du Top 10

4. Engie (ENGI) — L’énergie pour les amateurs de hauts rendements

Engie est l’une des valeurs les plus généreuses du CAC 40 avec un rendement oscillant autour de 6-7%. Le géant des énergies et services urbains a considérablement renforcé son bilan depuis la restructuration de 2020. Son dividende est désormais bien couvert par les flux de trésorerie de ses activités de production d’électricité renouvelable et de distribution de gaz.

Indicateur Engie Orange BNP Paribas Véolia Publicis Vinci Air Liquide
Secteur Énergie Télécom Banque Env. Comm. Infra. Industriel
Rendement ~ 6,5% 6,2% 6,8% 4,8% 3,8% 3,2% 2,2%
Payout ratio ~ 65% 70% 45% 60% 50% 40% 55%
Croissance 5 ans +3% Stable +8% +5% +6% +7% +8%
PEA éligible

5. Orange (ORA) — Le télécom aux revenus réguliers

Orange est une valeur défensive par excellence. Les abonnements téléphoniques et internet sont des dépenses incompressibles pour les ménages. Le groupe maintient un dividende élevé (environ 0,72€ par action, soit ~6% de rendement) mais la croissance est limitée dans un marché télécom européen mature. Pour les investisseurs en recherche de revenus stables, Orange est un choix défensif. Pour ceux qui cherchent une croissance du dividende, ce n’est pas la valeur prioritaire.

6. BNP Paribas (BNP) — La banque française au dividende relevé

BNP Paribas affiche l’un des rendements les plus attractifs du secteur bancaire européen, avec un ratio de distribution autour de 45% de ses bénéfices. La banque a progressivement reconstruit sa politique de distribution après les restrictions imposées par la BCE en 2020 et affiche maintenant un des rendements les plus compétitifs du secteur. Point de vigilance : les banques peuvent être contraintes de réduire leurs dividendes en cas de crise systémique ou d’injonction réglementaire.

7. Véolia Environnement (VIE) — L’eau et les déchets, des besoins éternels

Véolia est un cas d’école de la résistance aux crises. La gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie pour les collectivités et les entreprises est une activité à visibilité contractuelle de long terme. Après l’intégration de Suez en 2022, Véolia est devenu le numéro un mondial des services environnementaux. Le dividende croît régulièrement depuis 2015, soutenu par des cash flows contractuels prévisibles.

8. Publicis Groupe (PUB) — La communication, un dividende en croissance

Publicis est le numéro trois mondial de la communication et du marketing, derrière WPP et Omnicom. Le groupe a brillamment pivoté vers le marketing digital et la data, ce qui lui confère une croissance organique solide. Le dividende est bien couvert (payout ratio ~50%) et croît régulièrement. Moins défensif que TotalEnergies ou Sanofi, mais avec un potentiel de croissance supérieur.

9. Vinci (DG) — Les concessions, un dividende progressif

Vinci tire ses revenus de deux activités à forte visibilité : les concessions d’autoroutes (revenus quasi-garantis jusqu’en 2036+) et le BTP. La partie concessions génère des cash flows exceptionnellement stables et prévisibles, ce qui permet à Vinci d’augmenter régulièrement son dividende (+7% par an en moyenne sur 5 ans). Un « compoundeur » de dividende de premier plan.

10. Air Liquide (AI) — L’aristocrate européen des dividendes

Air Liquide est l’exemple parfait de l’aristocrate du dividende. Le groupe a augmenté son dividende pendant plus de 40 années consécutives — une performance que très peu d’entreprises mondiales peuvent égaler. Le rendement est plus modeste (~2,2%) mais la croissance est exceptionnellement régulière. Air Liquide est la valeur « tortue » du dividende : on ne s’enrichit pas vite, mais on s’enrichit sûrement.

📊 Air Liquide : 40 ans d’augmentation du dividende

Un investisseur qui aurait acheté 10 000€ d’Air Liquide en 1990 avec réinvestissement des dividendes disposerait aujourd’hui d’un patrimoine de plus de 180 000€. Le dividende initial de quelques centimes par action représente aujourd’hui plusieurs euros — soit un rendement sur prix d’achat historique supérieur à 15%. C’est la magie de la croissance composée du dividende.

Tableau comparatif complet du Top 10

Rang Société Secteur Rendement ~ Payout ratio ~ Croissance div. 5 ans Régularité Profil
1 TotalEnergies Énergie 4,5% 40% +5%/an ⭐⭐⭐⭐⭐ Revenu + Croissance
2 Sanofi Santé 4,2% 50% +5%/an ⭐⭐⭐⭐⭐ Défensif + Croissance
3 AXA Assurance 5,5% 55% +7%/an ⭐⭐⭐⭐ Revenu élevé
4 Engie Énergie 6,5% 65% +3%/an ⭐⭐⭐ Rendement élevé
5 Orange Télécom 6,2% 70% Stable ⭐⭐⭐ Revenu défensif
6 BNP Paribas Banque 6,8% 45% +8%/an ⭐⭐⭐ Revenu + Croissance
7 Véolia Environnement 4,8% 60% +5%/an ⭐⭐⭐⭐ Défensif
8 Publicis Communication 3,8% 50% +6%/an ⭐⭐⭐⭐ Croissance dividende
9 Vinci Infrastructure 3,2% 40% +7%/an ⭐⭐⭐⭐⭐ Croissance régulière
10 Air Liquide Industriel 2,2% 55% +8%/an ⭐⭐⭐⭐⭐ Aristocrate long terme

Données indicatives basées sur les informations disponibles début 2026. Les rendements varient avec le cours des actions. Pas une recommandation d’investissement.

Construire un portefeuille dividendes solide

Avoir identifié 10 belles actions ne suffit pas. La construction d’un portefeuille dividendes demande une approche méthodique pour éviter les pièges de la concentration.

Principe 1 : La diversification sectorielle

Si vous investissez uniquement dans des valeurs pétrolières et gazières, votre dividende dépend entièrement du prix du baril. Diversifiez entre : énergie, santé, services aux collectivités, télécoms, finance, et industrie. Un choc dans un secteur ne devrait pas impacter plus de 20-25% de votre portefeuille dividendes.

Principe 2 : Le « barbell » rendement/croissance

Combinez des valeurs à fort rendement actuel (Engie 6,5%, Orange 6,2%) avec des valeurs à faible rendement mais forte croissance (Air Liquide 2,2% mais +8%/an). Dans 15 ans, vos actions Air Liquide pourraient vous rapporter 4-5% sur votre prix d’achat, tandis qu’Engie aura peut-être stagné. L’équilibre entre les deux optimise le revenu total sur longue durée.

Principe 3 : L’allocation progressive

Marc, notre cadre parisien, a construit son portefeuille de 300 000€ en 12 ans en investissant 2 000€/mois. Voici une allocation type pour un portefeuille dividendes français de 50 000€ :

Valeur Allocation Montant (50k€) Dividende annuel estimé
TotalEnergies 15% 7 500 € 338 €
Sanofi 15% 7 500 € 315 €
AXA 12% 6 000 € 330 €
Engie 10% 5 000 € 325 €
BNP Paribas 10% 5 000 € 340 €
Vinci 12% 6 000 € 192 €
Air Liquide 12% 6 000 € 132 €
Publicis 8% 4 000 € 152 €
Véolia 6% 3 000 € 144 €
Orange 0% 0 € 0 € (sur-pondéré en télécom)
TOTAL 100% 50 000 € 2 268 €/an (~4,5%)

💡 Réinvestir les dividendes ou les encaisser ?

En phase d’accumulation, réinvestissez systématiquement vos dividendes en rachetant des parts supplémentaires des mêmes valeurs (ou de la valeur la moins bien valorisée du portefeuille). C’est le DRIP (Dividend Reinvestment Plan) qui amplifie considérablement la performance long terme. En phase de retraite, encaissez-les pour compléter vos revenus.

Fiscalité des dividendes français : PEA et CTO

La fiscalité des dividendes d’actions françaises dépend de l’enveloppe utilisée.

En PEA

Les dividendes reçus en PEA restent dans l’enveloppe sans imposition immédiate. Ils peuvent être réinvestis librement. Lors d’un retrait après 5 ans, les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu et soumis uniquement aux prélèvements sociaux (17,2%). C’est de loin la fiscalité la plus avantageuse pour les dividendes d’actions françaises et européennes. Pour approfondir, notre guide PEA complet détaille toutes les règles.

En CTO

Les dividendes perçus en CTO sont soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30% (12,8% d’impôt + 17,2% de prélèvements sociaux). Une retenue à la source de 12,8% est prélevée à la source par l’établissement financier, le reste étant régularisé à l’impôt sur le revenu. Si votre TMI est inférieur à 30%, l’option pour le barème progressif avec l’abattement de 40% peut être plus avantageuse.

Enveloppe Imposition dividendes Retenue à la source Avantage
PEA (après 5 ans) 0% IR + 17,2% PS (au retrait) Non ⭐⭐⭐⭐⭐ Optimal
CTO (flat tax) 30% (12,8% + 17,2%) Oui (12,8%) ⭐⭐⭐ Standard
CTO (option barème, TMI 11%) ~10% (40% abat. + 17,2% PS) Oui (remboursable) ⭐⭐⭐⭐ Favorable si TMI faible
Assurance-vie 0% (sauf rachat) Non ⭐⭐⭐⭐ Selon durée

Pour une stratégie dividendes optimisée, privilégiez toujours le PEA pour les valeurs françaises et européennes. Consultez notre comparatif PEA vs CTO et notre guide général sur les dividendes pour en savoir plus.

Les risques à ne pas minimiser

La coupe du dividende : le risque principal

Aucune action n’est à l’abri d’une réduction ou suppression de dividende. En 2020, plus de 50% des entreprises du CAC 40 ont réduit ou supprimé leur dividende sous la pression de la pandémie ou des régulateurs (secteur bancaire). TotalEnergies et Sanofi ont maintenu les leurs — mais c’est une exception, pas la règle en période de crise extrême.

Le risque de concentration géographique

Un portefeuille 100% français vous expose à l’économie française. Un choc sectoriel ou réglementaire (hausse des taxes sur le secteur pétrolier, réglementation télécoms) peut affecter simultanément plusieurs de vos positions. Pour mitiger ce risque, combinez actions françaises individuelles avec des ETF dividendes européens ou mondiaux.

Le risque de séquence

Si vous êtes en phase de retrait et que les marchés s’effondrent au début de votre retraite, vous vendez des actions à bas prix pour financer vos dépenses. C’est le « risque de séquence des rendements » — l’un des risques les moins discutés de la planification retraite. Les ETF distribuants (qui versent des dividendes sans nécessité de vendre des parts) atténuent partiellement ce risque.

⚠️ La concentration sur le rendement seul est dangereuse

Un portefeuille constitué uniquement des 10 valeurs au rendement le plus élevé du CAC 40 aurait significativement sous-performé sur la dernière décennie. Les valeurs à très fort rendement (>7%) sont souvent des entreprises en difficulté ou dans des secteurs en déclin. Équilibrez rendement actuel, croissance du dividende et qualité du bilan.

FAQ — Actions à dividendes françaises

Peut-on vivre des dividendes en France ?

Oui, c’est possible mais il faut un capital important. Pour générer 3 000€/mois de dividendes nets (après impôts) avec un rendement moyen de 4% et une flat tax de 30%, vous avez besoin d’environ 1 280 000€ de capital investi. Avec un rendement de 5% et une enveloppe PEA (exonération IR après 5 ans), ce seuil descend à environ 940 000€. Atteignable sur une vie de travail et d’épargne disciplinée, mais ambitieux.

Les dividendes français subissent-ils une retenue à la source ?

Les dividendes d’actions françaises ne subissent généralement pas de retenue à la source supplémentaire pour les résidents fiscaux français — la fiscalité appliquée est la flat tax de 30% (ou le barème progressif sur option). En revanche, les dividendes d’actions étrangères (même dans un PEA ou CTO) peuvent subir une retenue à la source dans le pays d’origine, récupérable selon les conventions fiscales.

Comment trouver les dates de versement des dividendes ?

Chaque société publie ses dates de détachement de dividende (ex-dividend date) et de paiement dans ses communiqués de presse. Les sites Boursorama, Investir.fr et les pages Relations Investisseurs des entreprises affichent ces informations. Pour planifier vos flux de trésorerie, notez que posséder l’action la veille de la date de détachement vous donne droit au dividende.

Faut-il acheter des actions juste avant le dividende ?

Non — c’est un mythe fréquent. Le jour du détachement, le cours de l’action baisse exactement du montant du dividende. Acheter la veille pour « capturer » le dividende puis revendre ne génère aucun gain — vous achetez à 100€, recevez 3€ de dividende, et l’action vaut 97€. Vous n’avez rien gagné (et vous avez payé des frais de transaction et des impôts sur le dividende).

Les ETF dividendes sont-ils une alternative aux actions individuelles ?

Oui, et souvent une meilleure alternative pour les investisseurs qui manquent de temps ou d’expérience. Des ETF comme Vanguard FTSE All-World High Dividend Yield (VHYL) ou iShares Euro Dividend (IDVY) offrent une exposition diversifiée aux actions à dividendes avec des frais de gestion faibles. Ils sont moins concentrés et donc moins risqués qu’un portefeuille de 10 actions individuelles. Pour approfondir cette comparaison, consultez notre guide ETF.

Le payout ratio peut-il dépasser 100% ?

Oui, et c’est un signal d’alarme. Quand le payout ratio dépasse 100%, cela signifie que l’entreprise distribue plus que ses bénéfices — elle puise dans ses réserves ou s’endette pour maintenir le dividende. Cette situation est rarement tenable à long terme et précède souvent une coupe du dividende. Évitez systématiquement les actions avec un payout ratio supérieur à 90%.

LVMH verse-t-il des dividendes ?

Oui, LVMH verse un dividende, mais son rendement est relativement modeste (~1,5%) compte tenu du prix élevé de l’action. LVMH est davantage une valeur de croissance que de dividende — sa performance vient principalement de la hausse de son cours boursier. Pour une stratégie dividendes pure, les autres valeurs de notre top 10 sont plus adaptées.

Comment suivre son portefeuille dividendes ?

Plusieurs outils gratuits facilitent le suivi : Dividend.watch, Simply Wall St, ou simplement un tableau Excel avec les dates de versement, montants, et rendements sur coût. L’application Stockevents envoie des notifications sur les ex-dividends. L’essentiel est de suivre le yield on cost (rendement sur votre prix d’achat historique) — le vrai indicateur de performance d’une stratégie dividendes long terme.

🎯 Construire votre portefeuille dividendes : plan d’action

  1. Constituez d’abord votre épargne de sécurité (3-6 mois de dépenses) et remplissez votre PEA jusqu’à 150 000€ maximum.
  2. Sélectionnez 5 à 10 valeurs en diversifiant les secteurs — visez maximum 15-20% par secteur.
  3. Privilégiez les valeurs avec un payout ratio inférieur à 70% et une croissance historique du dividende.
  4. Réinvestissez tous les dividendes en phase d’accumulation — ne succombez pas à la tentation de les dépenser.
  5. Réévaluez annuellement : vérifiez que chaque valeur maintient ses fondamentaux. Sortez sans regret si les critères ne sont plus respectés.

⚠️ Avertissement

Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre éducatif et informatif uniquement. Les données chiffrées (rendements, payout ratios, cours) sont indicatives et basées sur les informations disponibles début 2026 — elles sont susceptibles d’évoluer. Aucune information de cet article ne constitue une recommandation d’achat ou de vente de valeurs mobilières. Tout investissement en actions comporte un risque de perte en capital, y compris la perte totale de l’investissement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les dividendes ne sont pas garantis et peuvent être réduits ou supprimés à tout moment. Avant tout investissement, nous vous recommandons de consulter un conseiller financier indépendant (CGP, CIF) agréé par l’AMF. Capital-malin.fr n’est pas responsable des décisions financières prises sur la base de ces informations.

CM

La rédaction Capital Malin

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