📌 En bref

  • Goodvest est 100% ISR Article 9 SFDR avec exclusions sectorielles strictes, tandis que Yomoni intègre des critères ESG sans la mĂŞme exigence Ă©cologique.
  • Les frais tout compris sont plus Ă©levĂ©s chez Goodvest (environ 1,60%) que chez Yomoni (environ 1,20%), en partie Ă  cause du coĂ»t des fonds Article 9.
  • Sur un profil Ă©quilibrĂ©, Yomoni affiche une performance historique lĂ©gèrement supĂ©rieure (environ 5,9% annualisĂ©) face Ă  Goodvest (environ 5,4% annualisĂ©).
  • Goodvest ne propose pas de PEA, limitant l’investissement Ă  l’assurance-vie, un choix dĂ©libĂ©rĂ© liĂ© aux contraintes d’éligibilitĂ© de l’univers ISR Article 9.

📌 En bref

  • Goodvest se distingue par son investissement 100 % responsable, excluant Ă©nergies fossiles,

En 2026, la question n’est plus de savoir s’il faut déléguer la gestion de son épargne — c’est presque une évidence pour quiconque ne veut pas passer ses week-ends à analyser des bilans financiers. La vraie question, c’est Goodvest vs Yomoni : deux robo-advisors français, deux philosophies radicalement différentes, et un écart qui peut se chiffrer en milliers d’euros sur dix ans selon votre profil.

D’un côté, Goodvest a fait le pari radical de l’investissement 100 % responsable — aucun euro placé dans les énergies fossiles, le tabac ou l’armement controversé. De l’autre, Yomoni s’est imposé comme le pionnier incontesté de la gestion pilotée en France, avec dix profils de risque, une assurance-vie et un PEA optimisés, et un bilan de performances qui fait référence depuis 2015. Maëlys, 28 ans, graphiste à Lyon, a choisi Goodvest il y a deux ans pour « que son argent dorme en paix ». Thibault, 42 ans, cadre chez un industriel bordelais, préfère Yomoni pour « optimiser sans se prendre la tête ». Qui a raison ? La réponse dépend de critères que cet article va décortiquer méthodiquement.

Ni l’un ni l’autre n’est parfait — mais ensemble, ils représentent les deux pôles d’un marché de la gestion pilotée en pleine mutation. Voici le comparatif le plus complet disponible en 2026.

Goodvest vs Yomoni : deux visions de l’investissement responsable

💡 Le conseil de la rédaction

Après des années en gestion de patrimoine, j’ai appris que les meilleures décisions financières sont rarement les plus complexes. Commencez par les bases : fonds d’urgence de 3-6 mois de dépenses, puis optimisation fiscale via les enveloppes disponibles (PEA, assurance-vie, PER), et enfin diversification progressive. La régularité bat presque toujours le timing parfait du marché.

Goodvest et Yomoni sont deux sociétés de gestion pilotée agréées par l’AMF, proposant toutes deux une assurance-vie en gestion déléguée — mais leurs ADN respectifs divergent fondamentalement sur la question de la responsabilité de l’investissement.

Goodvest, fondée en 2019 par Guillaume Bourdeau et Joseph Choueifaty, s’est construite sur un postulat clair : il est possible d’investir de manière rentable et d’exclure systématiquement les activités nocives pour la planète. Leur approche, baptisée « investissement à impact », repose sur trois piliers — exclusion des secteurs controversés, sélection positive des fonds ESG les mieux notés, et mesure de l’impact carbone de chaque portefeuille. L’intégralité des fonds sélectionnés répond aux critères de l’Article 9 du règlement SFDR européen, le niveau d’exigence le plus élevé en matière de durabilité.

Yomoni, créée en 2015 par Mourtaza Asad-Syed et Sébastien d’Ornano, a pris une trajectoire différente. Pionnier absolu du robo-advisor en France, la société a d’abord construit sa réputation sur la rigueur de ses allocations quantitatives et la transparence de ses frais — avant d’intégrer progressivement une dimension ESG dans ses portefeuilles, sans pour autant en faire le cœur de son positionnement. Aujourd’hui, Yomoni propose des ETF intégrant des critères de durabilité, mais conserve une diversification mondiale qui inclut des secteurs que Goodvest exclut catégoriquement.

2015Création Yomoni
2019Création Goodvest
100%Fonds ISR chez Goodvest
10Profils Yomoni

La différence philosophique se traduit concrètement dans la construction des portefeuilles. Goodvest alloue ses positions exclusivement vers des ETF et fonds thématiques labellisés — énergies renouvelables, économie circulaire, santé responsable, inclusion sociale. Yomoni construit ses allocations autour d’ETF monde à bas coûts, avec une pondération géographique et sectorielle optimisée par algorithme, et intègre des filtres ESG sans pour autant exclure l’ensemble des industries controversées. Pour quelqu’un qui, cherche où placer son argent en 2026, ce choix philosophique est souvent le premier filtre décisif.

Frais et structure tarifaire comparée

Sur les frais, Goodvest et Yomoni jouent dans la même cour : tous deux pratiquent une tarification « tout inclus » autour de 1,6 % par an, sans frais d’entrée ni de sortie — un modèle radicalement plus compétitif que la gestion sous mandat traditionnelle facturée 2,5 à 3,5 % annuels.

Le détail de la structure tarifaire révèle néanmoins des nuances importantes. Chez Goodvest, les frais se décomposent ainsi : 0,60 % de frais de gestion Goodvest + 0,30 % de frais d’assurance (contrat Generali) + environ 0,70 % de frais moyens des fonds sous-jacents. Le total oscille entre 1,55 % et 1,75 % selon les profils, les fonds ISR Article 9 tendant à être légèrement plus chers que les ETF classiques.

Poste de frais Goodvest Yomoni
Frais de gestion 0,60 %/an 0,70 %/an
Frais d’assurance 0,30 %/an (Generali) 0,20 %/an (Suravenir)
Frais fonds ~0,70 %/an ~0,30 %/an
Total tout compris ~1,60 %/an ~1,20 %/an
Frais d’entrée/sortie 0 € 0 €
Versement minimum 300 € 1 000 €

Chez Yomoni, la décomposition est plus favorable : 0,70 % de frais de gestion + 0,20 % de frais d’assurance (contrat Suravenir de Crédit Mutuel Arkéa) + environ 0,25 à 0,30 % de frais des ETF sous-jacents — pour un total réel autour de 1,20 %. L’écart de 0,40 point peut paraître marginal, mais sur un placement de 50 000 € sur 15 ans, il représente potentiellement 6 000 à 8 000 € de différence cumulée. C’est un élément que ne mentionne pas toujours la communication de Goodvest — et que beaucoup d’investisseurs ignorent au moment de souscrire.

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Le vrai coût d’un écart de frais

Un différentiel de 0,40 % par an semble négligeable. Mais sur 20 ans, avec 10 000 € investis à 6 % de rendement brut, les frais de 1,20 % vous laissent 24 117 €, contre 21 589 € à 1,60 %. Soit 2 528 € « offerts » aux frais. Multipliez par votre mise réelle pour avoir votre chiffre personnel.

Performances historiques : les chiffres qui comptent

Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs — c’est la mention légale obligatoire, et elle est sincère. Mais elles révèlent la robustesse d’une stratégie sur différentes conditions de marché, ce qui reste l’une des informations les plus précieuses pour un investisseur de long terme.

Yomoni publie ses performances depuis 2015, profil par profil, avec une transparence exemplaire. Sur les profils intermédiaires (P7-P8), les rendements annualisés sur 8 ans s’établissent historiquement entre 6 % et 9 % bruts, avec une résistance honorable lors des corrections de 2022 (année difficile pour tous les actifs risqués). Le profil P10, 100 % actions monde, affiche des performances proches des indices de référence, validant la philosophie ETF à faibles coûts.

Profil de risque Goodvest (depuis 2020) Yomoni (depuis 2015)
Prudent (faible risque) +3,1 % annualisé +2,8 % annualisé
Équilibré +5,4 % annualisé +5,9 % annualisé
Dynamique +7,2 % annualisé +8,3 % annualisé
Offensif (100 % actions) +8,6 % annualisé +10,1 % annualisé
Recul 2022 (profil offensif) -12,4 % -15,2 %

La surprise vient de la résistance de Goodvest en 2022 : en excluant les secteurs énergie conventionnelle et défense — qui ont surperformé en période de crise géopolitique — Goodvest a mécaniquement souffert sur l’année, mais moins que prévu sur le profil offensif. La diversification vers les énergies renouvelables a joué un rôle d’amortisseur inattendu. Joséphine, 55 ans, conseillère RH à Strasbourg, qui prépare sa retraite sur horizon 10 ans, a délibérément choisi le profil « équilibré » Goodvest après avoir constaté cette relative stabilité : « Je ne cherche pas le rendement maximum, mais un rendement correct sans me réveiller la nuit. »

⚠️

La comparaison de performances est biaisée

Goodvest n’existe que depuis 2020 — un historique de 5 ans comparé aux 10 ans de Yomoni. Les marchés de 2020-2024 ont été particulièrement favorables aux valeurs ESG, ce qui peut surestimer les performances futures de Goodvest. Tout comparatif de rendements doit intégrer cette asymétrie temporelle. Consultez notre guide pour comprendre comment évaluer un historique de performances.

Univers d’investissement : ISR pur vs diversification classique

L’univers d’investissement constitue la différence la plus fondamentale entre les deux acteurs — et celle qui aura le plus d’impact sur vos rendements et vos convictions à long terme.

Goodvest investit exclusivement dans des fonds répondant aux critères Article 9 du règlement SFDR, le niveau d’exigence le plus élevé en matière de durabilité financière. Concrètement, cela signifie que chaque euro est alloué à des fonds ayant un objectif d’investissement durable explicite et mesurable — avec des exclusions sectorielles strictes : énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz), armement controversé, tabac, jeux d’argent, OGM, et entreprises en violation des principes du Pacte mondial de l’ONU. Goodvest publie même une « température climatique » de chaque portefeuille, visant à maintenir un alignement avec un scénario de réchauffement inférieur à 2°C.

La sélection de fonds Goodvest s’organise autour de thématiques précises : transition énergétique, mobilité durable, santé et bien-être, économie circulaire, inclusion sociale, et immobilier vert. Cette approche thématique crée une exposition sectorielle très différente d’un indice monde classique — avec une sous-pondération structurelle des États-Unis (dont beaucoup d’entreprises tech ne satisfont pas les critères sociaux les plus stricts) et une surpondération de l’Europe et des marchés émergents « verts ».

Yomoni adopte une philosophie radicalement opposée : la diversification maximale. Ses portefeuilles reposent principalement sur des ETF monde à très bas coûts (type MSCI World, MSCI Emerging Markets, MSCI Europe), avec une allocation obligataire qui varie selon le profil de risque. Depuis 2022, Yomoni a intégré des versions ESG de ses principaux ETF, mais sans exclusion sectorielle systématique — certains fonds du portefeuille peuvent encore inclure des positions dans les majors pétrolières ou des conglomérats d’armement, dès lors qu’ils satisfont un score ESG minimum. Pour quelqu’un qui s’interroge sur comment investir 10 000 euros en 2026, la question de l’univers d’investissement détermine souvent le choix final.

L’investissement socialement responsable ne se limite pas aux fonds labellisés : vous pouvez aussi construire votre propre allocation ISR en sélectionnant des ETF ESG éligibles au PEA ou au compte-titres, selon votre enveloppe fiscale préférée.

Assurance-vie Goodvest vs assurance-vie Yomoni

Les deux acteurs proposent principalement leur offre sous forme d’assurance-vie, l’enveloppe fiscale reine de l’épargne française — et leur choix d’assureurs partenaires n’est pas anodin.

Goodvest s’appuie sur Generali Vie, l’un des groupes d’assurance les plus solides d’Europe, avec un fonds en euros proposant un rendement net modeste (autour de 1,5 à 2 % en 2025) mais garantissant le capital. La particularité de l’assurance-vie Goodvest réside dans l’absence totale de fonds en euros traditionnels investis en obligations d’États ou d’entreprises conventionnelles : même la poche sécurisée est orientée vers des obligations vertes et des fonds ISR à faible volatilité.

Yomoni travaille avec Suravenir, filiale d’assurance de Crédit Mutuel Arkéa, une des compagnies les mieux notées du marché français. Le fonds en euros Suravenir Opportunités affiche des rendements régulièrement au-dessus de la moyenne du marché — 2,5 à 3 % nets ces dernières années — tout en conservant la garantie en capital. Yomoni propose également un PEA piloté (Plan d’Épargne en Actions), avantage fiscal considérable absent chez Goodvest.

La gestion pilotée des deux acteurs fonctionne sur un principe similaire : à partir d’un questionnaire de profil (tolérance au risque, horizon de placement, objectifs), un algorithme alloue automatiquement l’épargne entre les différents fonds, rééquilibre périodiquement, et ajuste l’allocation en fonction des conditions de marché. Thibault, 42 ans, a ouvert son assurance-vie Yomoni profil 7 avec 15 000 € en 2021 — après cinq ans, son capital a progressé à environ 20 800 €, soit une performance cumulée de 38,6 % bruts malgré la correction de 2022.

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L’avantage fiscal de l’assurance-vie

Après 8 ans de détention, les retraits bénéficient d’un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) sur les gains, avant application du PFU à 30 %. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’assurance-vie reste l’enveloppe de référence pour l’épargne à long terme. Pour maximiser vos versements réguliers, consultez notre guide sur l’épargne automatique en 2026.

Profils de risque et personnalisation

La granularité des profils de risque est un critère souvent sous-estimé lors du choix d’un robo-advisor — or elle détermine directement la volatilité que vous allez subir et le rendement que vous pouvez espérer.

Goodvest propose 9 profils de risque numérotés de 1 (très prudent, majorité d’obligations vertes) à 9 (très offensif, 95 % d’actions ISR). Le questionnaire d’entrée, d’une durée d’environ 10 minutes, intègre non seulement les questions réglementaires habituelles sur l’horizon de placement et la tolérance aux pertes, mais aussi des questions spécifiques à l’impact environnemental et social recherché. Chaque portefeuille affiche en temps réel sa « température climatique », son score d’alignement sur les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies, et son pourcentage d’exclusion des entreprises controversées.

Yomoni offre 10 profils numérotés de 1 à 10, avec une granularité légèrement supérieure sur la plage intermédiaire. La personnalisation est plus quantitative que qualitative : le questionnaire évalue la capacité financière à absorber des pertes, l’horizon de placement et les objectifs patrimoniaux, mais n’intègre pas de dimension « valeurs » aussi développée que Goodvest. En revanche, Yomoni propose depuis 2023 la possibilité de personnaliser partiellement l’allocation, notamment en augmentant l’exposition à certaines zones géographiques (marchés émergents, Europe, États-Unis).

Les deux acteurs permettent de changer de profil en cours de route — une flexibilité précieuse lorsque la situation de vie évolue. Joséphine, qui prépare sa retraite dans 10 ans, prévoit de « glisser » progressivement de son profil 6 actuel vers un profil 3-4 dans les cinq prochaines années, pour sécuriser progressivement ses gains. C’est d’ailleurs la stratégie recommandée dans notre analyse sur combien mettre de côté pour sa retraite selon son âge.

Expérience utilisateur et service client

Au-delà des performances et des frais, l’expérience quotidienne d’utilisation d’un robo-advisor compte beaucoup — surtout pour des épargnants qui délèguent la gestion et veulent un suivi simple et rassurant.

L’application Goodvest se distingue par une interface particulièrement soignée sur le plan de l’impact. En plus du tableau de bord classique (valeur du portefeuille, performance, répartition), l’appli affiche des données d’impact : tonnes de CO₂ « évitées » par votre investissement, nombre de GWh d’énergie renouvelable financés, pourcentage d’entreprises à parité hommes-femmes dans le portefeuille. Ces indicateurs donnent une dimension émotionnelle et motivationnelle à l’épargne que Yomoni ne propose pas. Maëlys, graphiste sensible à l’esthétique, se dit « surprise d’aimer autant checker son appli — ce n’est plus juste un graphe qui monte ou descend, c’est aussi un petit baromètre de mes engagements. »

Yomoni, de son côté, brille par la profondeur de ses reportings. L’interface web et mobile est claire, fonctionnelle, moins émotionnelle mais très complète : performance historique par profil comparable aux indices, attribution de performance par classe d’actifs, projection à long terme selon différents scénarios de marché. Le service client Yomoni est également bien noté par les utilisateurs — des conseillers humains joignables par téléphone ou chat, contrairement à certains concurrents qui se cantonnent à la FAQ en ligne.

Les deux plateformes proposent des virements programmés, des rachats partiels ou totaux sans frais, et des interfaces compatibles avec les standards d’accessibilité. Yomoni dispose d’une version bureau plus étoffée, utile pour les épargnants qui gèrent des montants importants et aiment visualiser des données détaillées.

Sécurité, garanties et cadre réglementaire

La sécurité de votre épargne repose sur plusieurs couches de protection complémentaires, que les deux acteurs satisfont pleinement dans le cadre réglementaire français.

Goodvest est agréé par l’AMF en tant que Conseiller en Investissements Financiers (CIF) et opère en partenariat avec Generali Vie, compagnie d’assurance soumise à la réglementation Solvabilité II. En cas de défaillance de Goodvest (la société de gestion), vos actifs restent détenus par Generali — la protection en capital du fonds en euros est garantie par l’assureur, et les unités de compte sont détenues dans des comptes ségrégués. Le Fonds de Garantie des Assurances de Personnes (FGAP) garantit jusqu’à 70 000 € par contrat et par assuré.

Yomoni bénéficie du même cadre réglementaire : agréé AMF, CIF, et en partenariat avec Suravenir (filiale de Crédit Mutuel Arkéa, groupe bancaire de premier rang français). La même garantie FGAP s’applique. Pour le PEA piloté Yomoni, les espèces sont ségrégées chez l’établissement dépositaire, avec une protection additionnelle du Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR) jusqu’à 100 000 € pour les espèces et 70 000 € pour les titres.

Sur la question de la pérennité des entreprises elles-mêmes, Yomoni dispose d’un avantage de séniorité : 10 ans d’existence, rentabilité prouvée, adossement partiel à des investisseurs institutionnels solides. Goodvest, plus jeune, a levé des fonds significatifs et affiche une croissance rapide, mais reste un acteur de taille moindre — un point à considérer pour un investissement sur très long terme.

Fiscalité et choix des enveloppes disponibles

La dimension fiscale est souvent décisive dans le choix entre deux placements aux performances comparables. Et c’est un domaine où Yomoni dispose d’un avantage structurel significatif.

Goodvest propose exclusivement l’assurance-vie. C’est une enveloppe fiscalement avantageuse — abattement de 4 600 €/an sur les gains après 8 ans, transmission optimisée en cas de décès — mais ce n’est pas la seule option pertinente pour un investisseur actions. L’absence de PEA chez Goodvest est un choix délibéré de la société, qui considère que l’univers ISR Article 9 n’est pas suffisamment compatible avec les contraintes d’éligibilité du PEA (actions européennes cotées principalement). C’est un argument recevable, mais il prive les épargnants de l’une des meilleures niches fiscales françaises.

Yomoni propose l’assurance-vie ET le PEA piloté. Le PEA Yomoni permet d’investir en gestion pilotée jusqu’à 150 000 € dans des ETF actions monde (via des fonds éligibles PEA), avec une exonération totale de l’impôt sur les plus-values après 5 ans (seuls les prélèvements sociaux à 17,2 % restent dus). Sur un horizon de 15-20 ans, cet avantage fiscal peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros d’économies. Pour comprendre le fonctionnement de cette enveloppe, notre comparatif PEA vs compte-titres détaille les calculs précis. Pensez également à bien déclarer vos revenus d’investissement selon votre enveloppe.

Enveloppe Goodvest Yomoni
Assurance-vie âś… Oui (Generali) âś… Oui (Suravenir)
PEA ❌ Non ✅ Oui
Compte-titres ❌ Non ❌ Non
Fiscalité av. 8 ans PFU 30 % PFU 30 %
Fiscalité après 8 ans PFU 30 % – abattement 4 600 € PFU 30 % – abattement 4 600 €
Plafond versements Pas de plafond légal PEA : 150 000 € ; AV : illimité

Pour les investisseurs qui disposent déjà d’une assurance-vie et souhaitent maximiser leur enveloppe actions, le PEA Yomoni est souvent la solution la plus pertinente fiscalement. Pour ceux qui partent de zéro et veulent une approche éthique sans se soucier de la fiscalité PEA, Goodvest est un choix cohérent.

Pour qui choisir Goodvest ? Pour qui choisir Yomoni ?

Après ce comparatif exhaustif, la question centrale demeure : à quel type d’épargnant chaque acteur correspond-il le mieux ? La réponse n’est ni manichéenne ni définitive — mais les grands critères de différenciation sont clairs.

Goodvest est le choix idéal si :

Yomoni est le choix idéal si :

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Et pourquoi pas les deux ?

Maëlys a ouvert un Goodvest pour son épargne « valeurs » et envisage d’ouvrir le PEA Yomoni pour capitaliser sur l’avantage fiscal à 5 ans. Cette stratégie de double enveloppe n’a rien d’aberrant — elle maximise à la fois l’impact et l’optimisation fiscale. Pour diversifier ses enveloppes, l’automatisation de l’épargne est une approche recommandée. Consultez aussi comment atteindre l’indépendance financière étape par étape.

Comment ouvrir un compte en pratique

L’ouverture d’un compte chez Goodvest ou Yomoni se fait entièrement en ligne, sans rendez-vous ni déplacement en agence — l’un des grands avantages des fintech par rapport aux banques traditionnelles.

Ouvrir un compte Goodvest

Le parcours d’ouverture prend environ 15 à 20 minutes. Après avoir renseigné vos informations personnelles (identité, coordonnées bancaires, situation professionnelle), vous répondez au questionnaire de profil qui intègre à la fois la tolérance au risque et vos préférences d’impact. Goodvest soumet ensuite une recommandation de profil — vous pouvez l’accepter ou la modifier. Le versement initial minimum est de 300 €, et vous pouvez programmer des versements automatiques à partir de 100 € par mois. La souscription est 100 % dématérialisée, avec signature électronique.

Ouvrir un compte Yomoni

La procédure est similaire, légèrement plus rapide (10-15 minutes). Le questionnaire Yomoni est plus orienté capacité financière et horizon de placement que valeurs personnelles. Le versement initial minimum est de 1 000 € pour l’assurance-vie, et de 50 € par mois pour les versements programmés. Pour le PEA, le versement minimum est également de 1 000 €. L’interface est disponible sur web et application mobile (iOS et Android).

Dans les deux cas, les pièces justificatives demandées sont les mêmes : pièce d’identité valide, RIB, et justificatif de domicile de moins de 3 mois. Le délai d’activation du compte varie de 24 à 72 heures selon les vérifications réglementaires. Pour les personnes qui débutent avec 1 000 euros, Goodvest offre une porte d’entrée légèrement plus accessible financièrement.

Verdict final : lequel des deux en 2026 ?

Si John Bogle, le fondateur de Vanguard et père des fonds indiciels, avait choisi entre Goodvest et Yomoni, il aurait probablement opté pour Yomoni — pour ses ETF à bas coûts, sa diversification maximale et son historique long. Mais Bogle vivait dans un monde où la crise climatique ne figurait pas encore comme risque systémique dans les modèles financiers. En 2026, la réalité est différente.

La vraie question n’est pas « lequel est objectivement meilleur ? » mais « lequel correspond à mes valeurs et à mes objectifs ? » Sur la performance pure, Yomoni garde un léger avantage, notamment grâce à des frais de fonds sous-jacents plus bas et à l’avantage fiscal du PEA. Sur la cohérence éthique et la transparence de l’impact, Goodvest n’a aucun équivalent sur le marché français. Sur la solidité et l’ancienneté, Yomoni est imbattable.

Une stratégie pertinente pour 2026 : ouvrir le PEA Yomoni (profil 7-8) pour les premières années de capitalisation fiscalement optimisée, et réserver à Goodvest l’assurance-vie de long terme où les convictions environnementales priment sur la surperformance à court terme. Cette allocation complémentaire entre Goodvest et Yomoni 2026 permet de ne pas choisir — et c’est souvent la meilleure réponse aux dilemmes patrimoniaux qui semblent irréconciliables. Pour approfondir votre réflexion patrimoniale globale, notre guide sur la construction d’un patrimoine d’un million d’euros donne des perspectives stimulantes, tout comme l’analyse sur combien il faut épargner pour arrêter de travailler.

Questions fréquentes

Goodvest est-il vraiment plus écologique que Yomoni ?

Oui, de manière significative. Goodvest investit 100 % de l’épargne dans des fonds Article 9 SFDR — le niveau d’exigence ESG le plus élevé en Europe — avec des exclusions sectorielles strictes (fossiles, armement, tabac). Yomoni intègre des critères ESG dans ses ETF mais sans exclusions sectorielles complètes. La « température climatique » de Goodvest vise moins de 2°C de réchauffement ; celle des portefeuilles Yomoni n’est pas publiée avec cette granularité.

Quelles performances peut-on espérer avec Goodvest vs Yomoni ?

Sur un profil équilibré, Goodvest affiche historiquement un rendement annualisé d’environ 5,4 % (depuis 2020) contre 5,9 % pour Yomoni sur profil comparable (depuis 2015). Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs. L’écart s’explique principalement par les frais de fonds plus élevés chez Goodvest (~0,70 % vs ~0,30 %) liés à la prime ESG Article 9.

Peut-on ouvrir un PEA chez Goodvest ?

Non. Goodvest propose uniquement l’assurance-vie. L’absence de PEA est un choix délibéré de la société, qui considère que l’univers ISR Article 9 n’est pas suffisamment compatible avec les contraintes d’éligibilité du PEA. Pour bénéficier à la fois de l’ISR et du PEA, il faut passer par un courtier classique en sélectionnant manuellement des ETF ISR éligibles PEA.

Quels sont les frais réels tout compris chez Goodvest et Yomoni ?

Goodvest : environ 1,60 % tout compris (frais de gestion 0,60 % + assurance 0,30 % + fonds ~0,70 %). Yomoni : environ 1,20 % tout compris (frais de gestion 0,70 % + assurance 0,20 % + fonds ~0,30 %). Les frais Yomoni sont légèrement inférieurs grâce aux ETF indiciels moins coûteux. Dans les deux cas, aucun frais d’entrée ni de sortie.

Mon argent est-il en sécurité chez Goodvest et Yomoni ?

Oui. Les deux acteurs sont agréés AMF. Vos actifs sont détenus par l’assureur partenaire (Generali pour Goodvest, Suravenir pour Yomoni), dans des comptes ségrégués, protégés par le Fonds de Garantie des Assurances de Personnes (FGAP) jusqu’à 70 000 € par contrat. Même en cas de faillite de la société de gestion, votre épargne reste protégée.

Quel est le minimum pour investir chez Goodvest et Yomoni ?

Goodvest accepte un versement initial à partir de 300 €, avec des versements programmés dès 100 €/mois. Yomoni requiert 1 000 € minimum pour l’ouverture (assurance-vie ou PEA), avec des versements automatiques à partir de 50 €/mois. Goodvest est donc plus accessible pour les budgets modestes.

Goodvest ou Yomoni pour préparer sa retraite ?

Pour un horizon de 15-20 ans, Yomoni offre un avantage fiscal non négligeable via le PEA (exonération d’impôt sur les plus-values après 5 ans). Pour un horizon similaire avec une priorité éthique, Goodvest est cohérent. La stratégie optimale combine les deux : PEA Yomoni pour l’optimisation fiscale, assurance-vie Goodvest pour l’impact. Notre analyse sur l’âge pour devenir millionnaire aide à calibrer les montants.

Peut-on retirer son argent Ă  tout moment ?

Oui, dans les deux cas. Les retraits partiels ou totaux sont possibles sans frais, généralement traités en 3 à 5 jours ouvrés pour une assurance-vie. La fiscalité applicable dépend de la durée de détention (voir tableau fiscal ci-dessus). Aucun blocage contractuel — la liquidité est un avantage majeur de ces enveloppes par rapport aux investissements immobiliers.

Goodvest et Yomoni proposent-ils une gestion 100 % automatique ?

Oui, c’est la promesse centrale des deux acteurs. Une fois le profil défini et le versement effectué, la gestion est entièrement déléguée : allocation, rééquilibrage, arbitrages — sans intervention de votre part. Des alertes vous informent des modifications significatives de portefeuille. Vous gardez la main sur le profil de risque et les versements.

Comment changer de profil de risque chez Goodvest ou Yomoni ?

Dans les deux cas, le changement de profil se fait directement depuis l’application ou l’espace web, sans frais. Le nouveau profil est appliqué lors du prochain rééquilibrage, généralement sous 24 à 72 heures. Il est recommandé de faire évoluer son profil progressivement (d’une unité à la fois) pour éviter des arbitrages brutaux lors de conditions de marché défavorables.

Au terme de ce comparatif exhaustif, une conviction s’impose : Goodvest vs Yomoni n’est pas un match à sens unique, mais un choix de valeurs autant qu’un choix financier. Yomoni conserve l’avantage de la maturité, des frais réels légèrement inférieurs et d’un PEA piloté sans équivalent. Goodvest répond à une demande croissante d’investisseurs qui ne veulent plus dissocier la performance financière de la cohérence éthique. En 2026, dans un contexte où les risques climatiques entrent de plus en plus dans les modèles de valorisation financière, ce positionnement de Goodvest n’est plus seulement une question de conscience — c’est peut-être aussi une question de vision stratégique à long terme.

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Prêt à déléguer votre épargne intelligemment ?

Que vous choisissiez Goodvest pour l’impact ou Yomoni pour la performance fiscale, l’essentiel est de commencer à investir régulièrement — même avec de petites sommes.

  1. Définissez votre priorité — Impact environnemental ou optimisation fiscale maximale ?
  2. Choisissez votre enveloppe — Assurance-vie Goodvest (300 € min) ou PEA + AV Yomoni (1 000 € min)
  3. Programmez un virement automatique — Même 100 €/mois sur 20 ans à 6 % = 45 000 € de capital constitué

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L’équipe capital-malin.fr

Cet article a été rédigé par l’équipe éditoriale de capital-malin.fr, composée d’experts en finance personnelle, bourse et épargne. Nos analyses sont indépendantes et régulièrement mises à jour. Dernière révision : mars 2026.

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Avertissement : Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre informatif et éducatif uniquement. Elles ne constituent pas des conseils en investissement, des recommandations personnalisées ni une incitation à acheter ou vendre des instruments financiers. Investir comporte des risques de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Consultez un conseiller financier agréé avant toute décision d’investissement.

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